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expert comptable audit conseil Retrouvez les aventures de notre marin, Jean-Marc Allaire !

 

INTERVIEW DE JEAN MARC ALLAIRE

 

Nous avons tous suivi via les blogs et autres articles de presse, les premiers résultats très honorables de Jean-Marc  lors de la mini-pavois et de la mini-fastnet. Jean-Marc occupe la 9ème place au scratch (c’est à dire sur l’ensemble des 2 étapes).

Revenons sur ses aventures, vécues comme une merveilleuse expérience humaine.

Mini-Pavois, 1ère régate et 1ères observations. Cette régate est vécue comme une course d’essai qui permet de s’évaluer, de tester le bateau et de mieux se connaître.

Sur cette 1ère course, Jean-Marc nous raconte sa première « galère » :

« Cette course a été très éprouvante. Au départ de la course, il y avait beaucoup de vent et j’ai eu très vite une panne de pilote automatique. J’ai été obligé de barrer à la main pendant 30 heures, sans pouvoir dormir. Cela a été très dur. J’ai eu des manœuvres de voiles difficiles, une performance amoindrie à cause de la fatigue, mais je ne voulais pas lâcher. Je n’ai jamais voulu abandonner, même si j’ai vécu des vrais grands moments de solitude et de baisse de moral. La nuit a été particulièrement difficile, car je n’avais plus de repère visuel, seulement 1 point GPS. Mais j’ai tenu le coup et j’ai fini ! Mon objectif était de me familiariser avec le bateau en vue des autres courses. »

2ème course, la mini-fastnet : « 2ème galère, pour un nouveau duo de choc »

« Au retour, de la mini-pavois, j’ai du réacheminer le bateau et en arrivant sur les côtes bretonnes, j’ai tapé violemment un rocher. J’ai été obligé de ramener le bateau au chantier et de réparer. Cet accident a été un véritable coup dur pour moi mais un vrai révélateur également.

Je me suis retrouvé dans la course avant la course, car il a fallut remettre le bateau en état et être prêt dans les délais pour le départ. C’était le stress pour tenir les délais. A ce moment là, le soutien de ma famille a été primordial. J’ai eu le sentiment d’un coup que toute mon expérience acquise m’avait abandonnée. En une demi-journée, je me suis retrouvé au point « 0 », plein de doutes et de remise en question. J’étais fatigué et stressé, j’avais commis une erreur, car je ne m’étais pas réveillé et je n’ai pu relayer le pilote automatique qui a dévié et engendré le choc. Mes proches et mon entourage m’ont permis de retrouver confiance en moi en me faisant prendre du recul et en me remontant le moral. C’est très important le soutien psychologique.

Avez-vous eu peur ?

« Non. Car je n’ai pas eu le temps. C’est allé très vite. Je me suis réveillé précipitamment et le choc s’était déjà produit. Je m’en suis surtout voulu, car j’avais commis une faute. »

Quelles conséquences cet incident à eu sur la suite de votre parcours ?

« A la suite de cet accident, j’ai vécu plusieurs nuits de cauchemars qui m’ont alerté sur mon organisation et mon équipier. Du coup, je me suis posé les bonnes questions et j’ai repensé mes choix. J’ai réalisé à ce moment là, que je n’avais pas confiance en mon équipier et que je devais en changer. Mon beau frère, marin expérimenté, est venu me rejoindre pour embarquer avec moi. Cette décision a été une révélation. La course s’est merveilleusement passée dans une entente parfaite et on a fini 2ème !!

Finalement cette expérience malheureuse a été riche d’enseignement et c’est très bien finie ! »

Et maintenant ?

« Maintenant, je suis dans les starting block pour la suite du programme. Je m’apprête à partir pour l’Irlande. Cette navigation, qui n’est pas une course, contribue à la qualification pour la course du mois d’Août, pour Les Açores. C’est un circuit qui permet de nous mettre dans des conditions particulières pour nous entraîner et surmonter une nouvelle difficulté. En effet, je serai complètement seul. En solitaire sur le bateau mais également sur l’eau car il n’y aura aucun autre bateau. J’aurai le droit à mon téléphone portable pour donner des nouvelles mais c’est tout. Le trajet devrait durer 7 à 8 jours, en fonction des vents. C’est un nouveau challenge, qui nous laisse seul face à nous-mêmes. L’objectif est de se connaître dans la solitude et de savoir si nous en sommes capables. Je suis super motivé. La navigation en solitaire m’angoisse car c’est dur d’être seul, mais dès que j’ai largué les amarres, je ne pense qu’à la course et le temps passe très vie. On ne s’ennuie jamais sur un bateau, il y tout le temps des choses à faire. »

    

 

 

 « En terme de sensation, je n’aurais jamais pu rêver mieux, cela a été extrême. J’ai vécu plein de situations différentes, excitantes et angoissantes. Je ne m’attendais pas à autant d’adrénaline, et ce n’est pas fini !!! »

 Jean-Marc Allaire

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